LE 11 SEPTEMBRE ET LE NOUVEAU DOGME REVISIONNISTE : LES COMPLOTS N'EXISTENT PAS (DEUXIEME PARTIE)
Prenons cinq exemples significatifs illustrant, à nos yeux, l'importance du questionnement dans cette affaire :
L'implication de l'Arabie Saoudite
L'implication du Pakistan
Les informations dont disposait l'administration Bush avant le 11 septembre
Une Commission indépendante et impartiale ?
Une administration au-dessus de tout soupçon ?
L'IMPLICATION DE L'ARABIE SAOUDITE :
L'administration Bush voudrait nous faire croire, en dépit de tous les indices contraires, qu'aucun auteur ou complice des attentats ne se cache dans le cercle étroit de la famille régnante saoudienne et de ses services secrets. Cela serait particulièrement gênant pour l'administration Bush si tel était le cas, en raison, notamment, des liens d'amitiés et d'affaires qui unissent les élites saoudiennes avec la famille Bush et son entourage (particulièrement bien documentés par deux livres : "Ben Laden : La Vérité Interdite" de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, chez Denoël Impacts, 2002 ; "House of Bush, House of Saud : The Secret Relationship Between the World's Two Most Powerful Dynasties", de Craig Unger, http://www.houseofbush.com/).
Cela ne prouverait pas la complicité directe de l'administration Bush dans les attentats (en termes juridiques, cependant, ce n'est pas impossible), mais nous permettrait de douter de l'assertion du rapport final de la Commission sur le 11 septembre, d'après laquelle il n'existe aucune preuve de l'implication d'une puissance étrangère dans ces attentats qui ne sont attribués qu'aux seuls membres du réseau Al Qaeda.
S'il était avéré que l'administration Bush avait sciemment masqué la responsabilité de personnalités importantes d'Arabie Saoudite dans les attentats, ou détruit ou gardé secrètes les preuves de cette implication, la procédure d'impeachment devrait légitiment être engagée à l'encontre du Président et des poursuites judiciaires entamées contre les autres membres de l'administration.
Eléments d'appréciation :
pourquoi le rapport sur les attentats du 11 septembre, établi par le panel conjoint des comités de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat (à ne pas confondre avec le rapport de la Commission sur le 11 septembre remis un an plus tard), publiée le 24 juillet 2003, a-t-il été censuré par la Maison Blanche qui en a expurgé 27 pages portant vraisemblablement sur l'implication de puissances étrangères dans les attentats ? On sait depuis que cette censure porte essentiellement sur l'implication de membres éminents du régime saoudien (et pakistanais) dans les attentats. Bob Graham, le Sénateur qui a présidé ce panel conjoint, a révélé dans un livre particulièrement sévère à l'égard de l'administration Bush ("Intelligence Matters" , Random House, September 2004) que les pages censurées portaient bien sur ce sujet et détaillaient l'implication supposée de membres du régime saoudien dans la préparation et le financement des attentats. Il accuse directement l'administration Bush d'avoir menti et d'avoir masqué la réalité de l'implication de l"Arabie Saoudite (on doit s'étonner du peu d'échos reçu par ce livre qui, à lui seul, constitue un réquisitoire impitoyable contre l'administration Bush et qui aurait du encourager les médias à rejeter la version présentée par le rapport final de la Commission).
l'ambassadeur saoudien à Washington, le Prince Bandar, et sa femme, auraient, selon Bob Graham et le journaliste américain d'investigation Unger Craig (Voir : « House of Bush, House of Saud »), transféré plus de 100 000 dollars à la femme d'Osama Basnan, elle-meme l'amie d'al-Bayoumi, un financeur présumé de deux des terroristes du 11 septembre. Pourquoi le rapport final de la Commission sur le 11 septembre ne mentionne pas ces faits, au moins pour les démentir ? Pourquoi n'avoir pas auditionné le Prince Bandar et sa femme ?
pourquoi avoir autorisé les membres de la famille régnante saoudienne et de la famille Ben Laden, présents sur le territoire américain au moment des attentats, à quitter le pays moins d'une semaine après ceux-ci, sans les avoir proprement interrogés, alors que 15 des 19 preneurs d'otages étaient de nationalité saoudienne et qu'Oussama Ben Laden était considéré par l'administration Bush comme le principal responsable de ces attentats, et qu'il est avéré que le terroriste désigné entretenait toujours de bons rapports avec certains membres du régime saoudien et de sa propre famille ? On est surpris de constater que la Commission n'y trouve rien à redire.
L'IMPLICATION DU PAKISTAN :
Le Président des services secrets pakistanais (l'ISI), Lt. Gen. Mahmoud Ahmad, se trouvait en visite officielle aux Etats-Unis au moment des attentats du 11 septembre (Reuters -13 septembre- ; New York Times -13 septembre- ; Daily Telegraph -14 septembre- ; The Guardian -15 septembre).
A Washington du 4 au 13 septembre, son agenda était particulièrement chargé puisqu'il a eu des entretiens privés avec les hauts responsables Américains suivants : le secrétaire d'Etat Colin Powell (12 ou 13 septembre) ; le sous-secrétaire d'Etat adjoint Richard Armitage (12 et 12 septembre) ; le sous-secrétaire d'Etat Marc Grossman (avant le 11 septembre) ; l'ancien directeur de la CIA, George Tenet (avant le 11 septembre) ; le sénateur Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le sénateur John Kyl, membre du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le représentant Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre et actuel président de la CIA et le sénateur Joseph Biden, président du Comité des relations étrangères (11 septembre) (dans Guerre et Mondialisation de Michel Chossudovsky - Editions Le Serpent à Plumes - page 211). D'après le Washington Post (en date du 23 septembre 2001), Mahmoud Ahmad se serait rendu en Afghanistan juste après les attentats, à la demande des Américains, afin de rencontrer les leaders Talibans et de discuter avec eux de l'extradition de Ben Laden aux Etats-Unis.
Quelques jours avant le commencement de la campagne militaire anglo-saxonne en Afghanistan (octobre 2001), on apprend que Mahmoud Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains, pour avoir transféré 100 000 $ au chef présumé des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta. Ces faits incroyables, (d'abord révélés le 8 octobre par Press Trust of India et The Dawn du Pakistan) ont été relatés en détail par le très respecté Times of India : « Des sources importantes ont confirmé que le général [Mahmoud Ahmad] avait perdu son travail en raison des preuves fournies par les services secrets indiens établissant un lien entre lui et l'un des responsables des attentats contre les World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé sa mise à la retraite une fois confirmé le transfert de 100 000 $ au profit de Mohammed Atta à travers le Pakistan, transfert réalisé par Umar Sheikh à la demande de Mahmoud Ahmad. Des sources gouvernementales ont confirmé que l'Inde avait contribué de manière significative à l'établissement du lien existant entre le transfert d'argent et l'ancien président de l'ISI. Sans donner de détails, ces sources ont confirmé que les éléments recueillis, y compris le numéro de téléphone du mobile de Sheikh, ont aidé le FBI à établir le lien en question » (Joshi, Manoj, 'India helped FBI trace ISI-terrorist links', Times of India, 9 octobre 2001). Les faits ont ensuite été confirmés par d'autres sources : AFP -10 octobre- ; Wall Street Journal -10 octobre- ; Australian -10 octobre- ; India Today -15 octobre- ; Daily Excelsior -18 octobre- ; Sunday Herald -24 février 2002- ; London Times -21 avril 2002.
Depuis, Mahmoud Ahmad refuse de répondre aux questions (AP -21 février 2002) et n'a pas fait l'objet de poursuites de la part du Pakistan ou des Etats-Unis qui n'ont pas réclamé l'ouverture d'une enquête sur les liens supposés entre l'ancien président de l'ISI et l'un des responsables des attentats du 11 septembre.
A tout le moins, une enquête sur cette éventuelle responsabilité serait bienvenue. Que dit le Rapport de la Commission sur le 11 Septembre à propos de ces faits ? Rien.
LES INFORMATIONS DONT DISPOSAIT L'ADMINISTRATION BUSH AVANT LE 11 SEPTEMBRE :
On voudrait nous faire croire que l'administration Bush n'avait pas reçu de très nombreuses informations précises sur la préparation des attentats plusieurs mois avant qu'ils aient lieu.
Eléments d'appréciation :
Pourquoi 50 agents de la CIA, du FBI, de la NSA prétendent le contraire ? Pourquoi ces agents dénoncent-ils les pressions qu'ils ont subies de la part de leurs responsables hiérarchiques pour ne pas poursuivre leurs investigations sur les présumés terroristes, avant et depuis les attentats du 11 septembre ? (Voir notre éditorial : "Qui a Peur de Sibel Edmonds ?" dans L'Idiot du Village).
Le juge américain, David Philip Schippers, prétend avoir prévenu de nombreux sénateurs et représentants américains, ainsi que John Ashcroft, ministre de la justice, un mois et demi avant le 11 septembre, de l'imminence d'attentats sur Manhattan et Washington, orchestrés par des terroristes liés à Ben Laden à l'aide d'avions suicides ? (Voir dans New American, 28 janvier 2002, de William Jaspers, l'article intitulé 'OKC Bombing : Precursor to 9-11 ?' ; sur le site Infowars, 10 octobre 2001, l'interview de Schippers, intitulé 'Government Had Prior Knowledge' ; sur WorldNet Daily, 21 octobre 2001, l'article intitulé 'David Schippers Tells Metcalf Feds ignored warnings of WTC attacks'). De qui David Philip Schippers tenait-il ses informations ?
Salman Rushdie dit avoir reçu l'ordre de l'Administration Aérienne Américaine (FFA) de ne pas prendre d'avion de ligne effectuant des trajets à l'intérieur des Etats-Unis et du Canada, une semaine avant les attentats ("Rushdie's air ban" de James Doran dans The Times/London - 27 septembre 2001).
8 heures avant les premiers détournements d'avions, le maire de San Francisco, Willie Brown, a-t-il, comme il le prétend, reçu de son personnel de sécurité, le conseil de ne pas prendre d'avion de ligne ce matin là, alors qu'il avait prévu de s'embarquer pour New York ("Willie Brown got low-key early warning about air travel", de Phillip Matier et Andrew Ross dans San Francisco Chronicle - 12 septembre 2001 ; Counterpunch - 14 septembre 2001) ?
Sur les très nombreuses informations provenant des services secrets étrangers voir : 'Foreign Intelligence Warnings', de Paul Thompson dans The Center For Cooperative Research (http://www.cooperativeresearch.org/essay.jsp ?article=foreignwarnings).
Le plus étonnant est que la Commission ne se soit pas donné la peine de mentionner ces faits largement documentés par de nombreux articles de presse, soit pour les démentir, soit pour les confirmer.
LA SUITE LA SEMAINE PROCHAINE :
Une Commission indépendante et impartiale ?
Une administration au-dessus de tout soupçon ?
PREMIERE PARTIE : LE 11 SEPTEMBRE ET LE NOUVEAU DOGME REVISIONNISTE : LES COMPLOTS N'EXISTENT PAS (PREMIERE PARTIE)
vendredi 20 mai 2005, par L'Idiot Du Village